Ce que retiennent les tests
Cette fiche compile seize tests publiés du 9 janvier au 13 juillet 2026 : deux laboratoires (RunRepeat et RTINGS) et quatorze tests terrain, dont deux sur plus de 240 km (The Running Channel et Marathons.com). Quatorze sont publiés hors de France, en anglais, en allemand, en italien et en japonais ; deux sont français. Personne à la rédaction n’a couru avec cette chaussure : chaque constat est attribué au média qui l’a publié. La démarche est détaillée sur la page méthodologie.
Les deux tests de Road Trail Run comptent pour un. D’autres pages ont été lues hors décompte, dont deux tests de l’édition PUMA x HYROX, qui n’a pas la même plaque.
Amorti et dynamisme
La légèreté fait l’unanimité : six tests chiffrent le gain sur la v3 entre 24 et 31 g. Les deux laboratoires mesurent un fort retour d’énergie à l’avant-pied, 82,3 % chez RTINGS et 77,2 % chez RunRepeat, contre 61,4 % en moyenne.
L’amorti tient sur la durée : RTINGS mesure une perte d’environ 4 % entre 10 et 40 km de course simulée, et le testeur de Marathons.com n’en a pas manqué en fin de marathon. La fermeté divise. Believe in the Run, Tom’s Guide, Marathons.com et RUN’IX la trouvent plus souple que la v3, The Running Channel et Unattached Runner plus ferme que la plupart des super-chaussures. RunRepeat la mesure un peu plus ferme que la moyenne (37,0 contre 35,5 Asker C).
Elle s’anime quand le rythme monte (Doctors of Running, Running Warehouse), à son meilleur sous 4:00 min/km selon Solereview. Road Trail Run, The Run Testers, Marathons.com et Run to the Finish lui trouvent un rocker plat ; Solereview le juge au contraire propulsif.
La plaque est très rigide pour Doctors of Running, Sam Winebaum (Road Trail Run) et Running Culture, qui conseille une adaptation. Nils Scharff, second testeur de Road Trail Run, a eu les tendons d’Achille douloureux après deux séances consécutives.
Stabilité et attaque du talon
C’est le principal désaccord entre laboratoires et terrain. RunRepeat lui donne 60 en stabilité et mesure un talon de 78,8 mm de large, contre 91,1 mm en moyenne. RTINGS lui attribue 5,5/10 et pointe une mousse plus souple à l’arrière. Pour Solereview, le talon s’écrase sous une attaque appuyée au point d’annuler le drop.
Sur la route, huit tests la trouvent stable pour une chaussure carbone, de Road Trail Run, où Sam Winebaum la juge remarquablement sûre pour son poids, à Tom’s Guide, qui l’a sentie posée en virage.
L’attaque talon divise donc. Doctors of Running, Nils Scharff et Running Culture la conseillent ; Solereview la déconseille, Unattached Runner la trouve moins vive sur le talon, et RunRepeat met en garde ceux qui usent vite le bord interne, privé de caoutchouc.
Taille et chaussant
La plupart des tests gardent leur pointure. Entre deux tailles, quatre conseillent la plus petite, et Running Culture une demi-pointure en dessous, la 4 chaussant plus long que la v3. RTINGS la trouve au contraire un peu courte.
Six tests jugent l’avant-pied spacieux, et RunRepeat mesure une boîte à orteils de 74,8 mm, contre 69,5 mm sur la v3. Solereview et un testeur de Doctors of Running la trouvent plutôt étroite, et aucune version large n’existe.
La tige, fine et très aérée, plaît presque partout. Le talon est bien tenu pour Running Warehouse, Run to the Finish et Marathons.com, mais Matt Klein (Doctors of Running) trouve le contrefort irritant, et The Running Channel a subi des frottements sur une première paire.
Adhérence et durabilité
L’accroche sur route mouillée convainc six tests, dont Road Trail Run, sur route salée et enneigée. RunRepeat mesure 0,63, contre 0,53 en moyenne. Believe in the Run la trouve moins collante qu’attendu, et Nils Scharff et The Running Club la limitent sur gravier ou terre.
La semelle extérieure est réduite, sans caoutchouc au talon interne, et sept tests s’inquiètent de sa durée de vie. Les tests longs rassurent pourtant : durabilité jugée bonne après plus de 240 km par The Running Channel, peu d’usure après 250 km chez Marathons.com, semelle presque neuve après 100 km chez The Running Club. Running Culture relève une usure nette après environ 80 km chez un testeur, et Solereview note la durabilité 2,6/10.
À retenir : les tests décrivent une chaussure de course très légère, rebondissante et plus tolérante qu’une Fast-R, avec trois réserves récurrentes : un talon étroit mesuré au laboratoire, une semelle allégée dont la tenue varie selon les coureurs et une poussée moins spectaculaire que celle des modèles les plus agressifs.
Données constructeur et mesures de laboratoire
PUMA annonce 40 mm au talon, 32 mm à l’avant-pied et un drop de 8 mm. Doctors of Running, Running Warehouse et Solereview indiquent 38 et 30 mm.
| Donnée | Annoncé par PUMA | Mesuré par RunRepeat | Mesuré par RTINGS |
|---|---|---|---|
| Hauteur au talon (mm) | 40 | 37,2 | 40,7 |
| Hauteur à l’avant-pied (mm) | 32 | 28,3 | 30,1 |
| Drop (mm) | 8 | 8,9 | 10,6 |
| Poids homme (g) | 170 (EU 42) | 173 | 169,1 (US 9) |
| Retour d’énergie talon (%) | non publié | 77,4 | 84,5 |
| Retour d’énergie avant-pied (%) | non publié | 77,2 | 82,3 |
| Largeur de semelle au talon (mm) | non publiée | 78,8 | 80 |
| Largeur de semelle à l’avant-pied (mm) | non publiée | 105,9 | 106 |
Les deux laboratoires ne s’accordent pas sur la hauteur : RunRepeat mesure moins que l’annonce, RTINGS un talon plus haut et un drop de 10,6 mm. Les 93 % de retour d’énergie annoncés par PUMA concernent la mousse seule. RTINGS ne relève qu’une mousse, quand Road Trail Run, Tom’s Guide et Running Culture en décrivent deux.
Côté femme, PUMA annonce 140 g en UK 4,5 ; Doctors of Running et Road Trail Run indiquent 147 g en US 8. La fiche femme de puma.com France reprend par erreur les 170 g en 42 de la fiche homme.
Le 15 octobre 2026, puma.com France vendait la Deviate Nitro Elite 4 à 250 €, en homme comme en femme, sans remise. Les éditions PUMA x HYROX coûtaient aussi 250 €, les PUMA x SAYSKY 260 €. i-Run proposait des coloris remisés de 175 à 225 €. Elle coûte 250 $ aux États-Unis et 210 £ au Royaume-Uni (Tom’s Guide, The Run Testers). PUMA annonce une durée de vie moyenne de 500 km.
Deviate Nitro Elite 4 ou Deviate Nitro Elite 3 : ce qui change
La Deviate Nitro Elite 4 est sortie en série limitée le 12 février 2026, puis dans le monde entier le 26 février, selon PUMA.
| Élément | Elite 3 | Elite 4 | Source |
|---|---|---|---|
| Poids mesuré (g) | 204 | 173 | RunRepeat |
| Poids en US 8,5 homme (g) | 199 | 169 | Road Trail Run |
| Hauteurs annoncées (mm) | 40 / 32 | 40 / 32 | Believe in the Run, Road Trail Run |
| Largeur au médio-pied (mm) | 52 | 60 | Road Trail Run |
| Boîte à orteils mesurée (mm) | 69,5 | 74,8 | RunRepeat |
| Plaque carbone | — | plus rigide, nervurée, évidée sous l’avant-pied | PUMA, Road Trail Run |
| Semelle extérieure | — | sans crampons avant ni patch au talon interne | Road Trail Run |
| Prix public (€) | 230 | 250 | Marathons.com, Running Culture |
La plupart des tests jugent la 4 meilleure : Marathons.com y voit un net progrès en poids, en stabilité et en dynamisme, The Running Club une tige enfin réussie. Sam Winebaum préfère pourtant la v3, plus facile à dérouler. RunRepeat affirme que le prix américain n’a pas bougé, quand Believe in the Run et Tom’s Guide relèvent 20 $ de plus.
Une version plus récente ?
Non, au 15 octobre 2026 : puma.com France ne propose ni Deviate Nitro Elite 5 ni Fast-R Nitro Elite 4, et aucun test lu n’en annonce.
Pour qui ?
D’après les tests, la Deviate Nitro Elite 4 vise le coureur neutre qui cherche une chaussure carbone légère et tolérante, du 10 km au marathon. The Run Testers pensent qu’elle peut aider les marathoniens de 4 à 5 heures à mieux finir, et Tom’s Guide la conseille à tous les niveaux.
Elle convient moins dans quatre cas :
- tu cherches la poussée la plus agressive, sur 5 ou 10 km (The Running Channel, The Run Testers, Tom’s Guide) ;
- tu cours plus lentement que 4:30 min/km (Solereview) ou vises plus de 3 h 15 au marathon (RUN’IX) ; Sam Winebaum conseille alors la Deviate Nitro 4, à l’inverse de The Run Testers ;
- tu attaques fort du talon ou tu es lourd (Solereview, RunRepeat) ;
- tu as les tendons d’Achille sensibles, vu la rigidité de la plaque (Nils Scharff).
Les alternatives
Plusieurs modèles reviennent dans les comparaisons des tests :
- la PUMA Fast-R Nitro Elite 3, plus agressive et plus propulsive selon presque tous les tests, pour les coureurs rapides qui attaquent de l’avant-pied ;
- l’ASICS Metaspeed Edge Tokyo, sa rivale la plus proche pour Nils Scharff, plus vive pour un record, et dont l’amorti tient mieux sur la distance selon RTINGS ;
- l’ASICS Metaspeed Sky Tokyo, plus rapide pour The Run Testers et plus explosive pour Tom’s Guide ;
- la Nike Vaporfly 4, plus basse et plus ferme selon RTINGS, plus vive sur courtes distances selon Running Culture ; Nils Scharff donne l’avantage à la PUMA dès le 10 km ;
- la Hoka Rocket X 3, plus lourde de 32 g, que Sam Winebaum préfère pour les courses longues ;
- la Saucony Endorphin Pro 5, plus stable selon RunRepeat, plus polyvalente selon Solereview, plus souple selon Sally Reiley.
RTINGS juge aussi l’adidas Adios Pro 5 plus rebondissante à l’avant-pied, la PUMA plus légère et prévisible. Compare-les avec leurs mesures et leurs prix dans nos sélections de chaussures carbone et de chaussures de marathon, ou parcours toutes nos synthèses de tests.
Tests lus du 15 au 17 octobre 2026 ; prix relevés le 15 octobre et vérifiés le 17 octobre 2026.
