Méthode : 5 softshells, 12 tests publiés
La rédaction n’a porté aucune de ces vestes. Cette page compile 12 tests publiés par quatre médias, tous lus le 15 octobre 2026 : les bancs d’essai d’OutdoorGearLab (comparatif mixte et comparatif homme, comptés comme un seul test par veste) et de Switchback Travel, le test comparatif britannique d’UKHillwalking et la sélection d’Outdoors Magic. Chaque verdict est reformulé et renvoie à son test. Les seules notes citées sont celles que les médias ont publiées.
Nous avons retenu les softshells vendues en France le 15 octobre 2026 et couvertes par au moins deux tests lus, du modèle ultraléger à la veste du quotidien. Les caractéristiques viennent de la marque ou du distributeur, toujours attribuées, et les prix ont été relevés le même jour. Plusieurs softshells très bien notées n’ont pas pu être retenues faute de prix français lisible : elles sont listées en fin de page.
À retenir : la Black Diamond Alpine Start et la Rab Borealis réunissent trois tests chacune. Les trois autres modèles n’en comptent que deux, ce que signale leur fiche.
Softshell, coupe-vent ou veste imperméable
Une softshell est un tissu tissé et extensible, traité déperlant, souvent doublé d’un envers doux. Elle bloque l’essentiel du vent, respire bien pendant l’effort et fait perler une averse, sans être imperméable. C’est la veste que tu gardes sur le dos en montée par temps frais, là où une veste de pluie te ferait transpirer.
Ce qu’annonce la marque
Les fiches restent vagues. Black Diamond annonce une protection contre les rafales et les pluies intermittentes pour l’Alpine Start, sans valeur de résistance au vent. Les fiches lues pour la Borealis, la R1 TechFace et l’Ascender parlent de déperlant et de coupe-vent sans aucun chiffre. Seule la Rab Kinetic 2.0, qui cache une membrane, publie une colonne d’eau (10 000 mm) et une respirabilité (35 000 g/m²/24 h).
Ce que constatent les tests
OutdoorGearLab passe ses softshells sous la douche et note leur protection sur 10. Les écarts sont nets : 9/10 pour la Kinetic 2.0, qui n’a laissé passer que très peu d’eau, 6/10 pour l’Alpine Start et 5,5/10 pour la Borealis, qui a saturé vite. UKHillwalking, qui a porté les siennes une saison en escalade, randonnée et course, juge l’Alpine Start excellente au vent mais limitée aux averses légères. Aucun test lu ne mesure la résistance au vent en laboratoire.
Attention : une softshell déperlante ne remplace pas une veste imperméable sur une journée de pluie. Si la météo hésite, garde aussi une veste imperméable dans le sac.
Les critères qui départagent les softshells
Simple tissu ou envers doux
Les softshells à simple épaisseur, comme l’Alpine Start et la Borealis, pèsent moins de 300 g et sont, selon OutdoorGearLab, parmi les plus respirantes de son test. Les modèles à envers doux, comme la R1 TechFace et l’Ascender, gagnent en chaleur ce qu’ils perdent en respirabilité. OutdoorGearLab note ainsi l’Ascender lente à sécher et peu respirante, et Switchback juge la R1 TechFace trop chaude pour l’effort intense en hiver.
Les poches face à la ceinture du sac
En randonnée, la ceinture du sac recouvre souvent les poches mains. Rab place celles de la Borealis en hauteur, compatibles avec un baudrier, mais OutdoorGearLab les trouve malgré tout difficiles d’accès avec une ceinture de sac. Patagonia annonce aussi des poches mains hautes sur la R1 TechFace. L’Alpine Start n’a qu’une poche poitrine, placée au-dessus de la ceinture.
La coupe et la superposition
Prévois ce que tu porteras dessous. Switchback trouve que l’Alpine Start taille grand et que la Kinetic 2.0 laisse peu de place pour une couche chaude ; UKHillwalking salue au contraire la coupe de la Borealis, faite pour le mouvement. Essaie ta softshell avec ta couche intermédiaire habituelle.
Le tableau des 5 softshells
| Profil | Modèle | Matière | Protection pluie | Poids | Capuche | Prix relevé |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Ultralégère | Black Diamond Alpine Start Hoody | Nylon stretch Schoeller | Averses légères | 207 g (annoncé) | Oui, compatible casque | 190 € |
| Petit budget technique | Rab Borealis | Matrix stretch | Bruine | 273 g (annoncé) | Oui, sous casque | 120 € |
| Imperméable | Rab Kinetic 2.0 | Proflex 3 couches à membrane | 10 000 mm (annoncé) | 336 g (annoncé) | Oui, compatible casque | 249,90 € (178,90 € en promotion) |
| Temps froid et sec | Patagonia R1 TechFace Hoody | Double tissage stretch | Déperlant | 403 g (annoncé) | Oui, réglable | 220 € |
| Quotidien | Columbia Ascender | Polyester doublé polaire | Déperlant | 564 g (pesés, OutdoorGearLab) | Non | 87,15 € |
Poids de la version homme ; la fiche de l’Ascender ne publie pas de poids. Colonne « Protection pluie » : ce que disent la marque et les tests.
Quelle softshell selon ton profil
Tu marches vite et léger, en montagne ou à vélo
L’Alpine Start (196 à 215 g pesés) se range dans sa poche poitrine et coupe très bien le vent. La Borealis, un peu plus lourde, coûte 70 € de moins, et ses trois tests saluent son prix. Les deux restent sèches sous une bruine, pas sous une averse : glisse une veste imperméable légère dans ton sac de randonnée.
Tu randonnes par temps instable
La Kinetic 2.0 est la seule softshell imperméable de la sélection. OutdoorGearLab la classe meilleure softshell par temps humide ; Switchback la trouve moins respirante qu’une softshell classique. Pour les crêtes ventées des randonnées dans les Vosges ou du Vercors, elle peut remplacer deux vestes sur une journée incertaine.
Tu sors par temps froid et sec
La R1 TechFace Hoody associe un extérieur extensible à un envers doux. Switchback la trouve même trop chaude pour l’effort intense en hiver, Outdoors Magic la voit plutôt comme une couche de vitesse : à l’effort, elle peut te suffire seule par temps sec. Elle convient aussi à la marche nordique l’hiver, où l’on bouge sans arrêt.
Tu cherches une veste pour la ville et les balades
La Columbia Ascender est la moins chère. Chaude et équipée de trois poches, elle est jugée lourde et peu respirante par OutdoorGearLab (60/100) : garde-la pour les trajets et les balades, pas pour les longues montées.
Les 5 softshells en détail
Ultralégère : Black Diamond Alpine Start Hoody
Meilleure softshell ultralégère pour Switchback, la plus légère du comparatif homme d’OutdoorGearLab (77/100). Les tests saluent sa respirabilité (OutdoorGearLab, Switchback), son rangement dans sa poche et sa tenue au vent (Switchback, UKHillwalking). Sa limite fait aussi consensus : elle ne tient que la pluie légère. Switchback précise qu’elle taille grand. Sur la boutique Black Diamond, la mention « Bientôt disponible » s’affichait le 15 octobre : vérifie ta taille avant de compter dessus.
Petit budget technique : Rab Borealis
À 120 €, elle réunit les trois distinctions : meilleur rapport qualité-prix chez OutdoorGearLab (79/100) et chez Switchback, meilleure du test chez UKHillwalking. Respirante, légère et extensible, elle laisse en revanche passer l’eau vite : 5,5/10 en protection chez OutdoorGearLab. Les tests ne s’accordent pas sur l’accès aux poches avec une ceinture de sac.
Softshell imperméable : Rab Kinetic 2.0
Une membrane sous un tissu extensible : OutdoorGearLab lui donne 9/10 en protection et 80/100 au total. Elle reste moins respirante qu’une softshell, selon Switchback. Les deux tests lui reprochent une capuche à porter sous le casque et divergent sur la coupe. Le prix de référence est de 249,90 €, avec des promotions le 15 octobre.
Temps froid et sec : Patagonia R1 TechFace Hoody
Switchback la décrit comme une hybride confortable entre polaire et softshell, qui passe du sentier à la ville. Outdoors Magic la retient pour l’escalade et les passages rocheux. Les deux tests divergent sur sa chaleur et sur sa capuche. Patagonia annonce 90 % de polyester recyclé et un déperlant sans PFAS ajoutés.
Quotidien : Columbia Ascender
C’est la plus lourde (564 g pesés par OutdoorGearLab) et la moins chère. Les deux tests la décrivent comme chaude mais peu faite pour l’effort. Elle n’a pas de capuche. L’offre consultée sur decathlon.fr était en rupture le 15 octobre 2026.
Les modèles écartés
L’Arc’teryx Gamma Lightweight Hoody, meilleure softshell de Switchback et 79/100 chez OutdoorGearLab, et la Gamma MX Hoody (74/100 chez OutdoorGearLab) n’ont pas de prix français lisible : le site d’Arc’teryx n’a pas pu être lu et les distributeurs consultés ne les affichaient pas. La Gamma Hoody (84/100, meilleure note d’OutdoorGearLab) n’a qu’un test lu. L’Outdoor Research Ferrosi Hoody (80/100 chez OutdoorGearLab, recommandée par Switchback) n’a pas de distributeur français identifié. La Helly Hansen Odin Pro Shield Hybrid (Switchback, Live For The Outdoors en 2024) est introuvable chez les distributeurs consultés. La Mammut Ultimate VIII SO Hooded, la Fjällräven Abisko Lite Trekking et la Montane Dyno Stretch n’ont qu’un test lu, et les softshells Quechua MT500 de Decathlon (54,99 €) aucun.
Compléter ton équipement
Une softshell fonctionne en système : une couche respirante pour l’effort, une veste imperméable pour la pluie. Pour courir en montagne, les vestes de trail sont plus légères et pensées pour les règlements d’ultra. Pour les sentiers faciles, consulte aussi nos chaussures de marche. Toute la rubrique est rassemblée dans le hub équipement outdoor, et les itinéraires dans la rubrique randonnée.



